Houba et ses amis

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dimanche 11 juin 2006

ATTACHEMENT, SOCIALISATION, FAMILIARISATION

Avec moi, toute la capacité à pouvoir me socialiser va dépendre de la qualité de l'attachement noué avec ma mère et du niveau de socialisation de celle-ci.

Mon développement est beaucoup plus rapide que chez le chien et là ou il faut environ six mois à un chien pour acquérir son autonomie, c'est dans ma sixième semaine que va se jouer en grande partie mon équilibre futur.

Bien évidemment, tout n'est pas perdu et il est encore possible d'augmenter ma socialisation à l'âge habituel d'adoption, c'est à dire vers mes deux mois. Mais il ne faut pas oublier qu'un chat n'est pas un individu obligatoirement social et certains de mes congénères retournés à l'état sauvage (on les appelle les chats harets) sont capables de passer leur vie sans avoir d'interaction sociale, hormis les période de rut.

Dans ma vie, la première période d'attachement est primordiale, et pour vivre harmonieusement avec des humains, je dois conserver cette capacité à être attaché qui est une caractéristique juvénile. Si la qualité de ce premier lien me permet d'être confiant avec tous les humains et souvent avec les autres espèces animales que je peux être amené à rencontrer (chiens, ...) alors je serais détendu et heureux de vivre en votre compagnie. Sinon, je familiariserais avec une ou quelques personnes et me cacherai dès qu'un étranger sera dans les parages : l'inconnu m'inquiètera toujours mais la présence de mes maîtres pourra me rassurer. C'est la différence entre un chat sociable et un chat seulement familier.

Si cette absence de socialisation me rend agressif, n'hésitez pas à consulter.

Il est possible de repérer des troubles du détachement par le réflexe du portage déjà évoqué. Il est aussi possible de voir assez souvent de mes congénères qui continuent à téter soit des tissus, soit plus fréquemment leurs maîtres. A certains moments, nous allons réclamés très vigoureusement le contact, nous installer sur ou contre nos maître prendre un doigt ou des cheveux dans la bouche et téter un long moment. Si isolé ce comportement n'a pas obligatoirement de signification pathologique, il doit vous amener à en parler à votre vétérinaire s'il est associé avec d'autres manifestations (chat craintif, feulements ou crachats au contact, chaton trop sage...)

samedi 10 juin 2006

MA BONNE REPUTATION

Ressenti, à juste titre comme moins exigeant en matière d'éducation, je bénéficie d'une réputation d'animal propre et autonome au moment de l'adoption.

J'apparaît comme un animal de compagnie idéal, peu encombrant, apte à vivre calmement les moments nombreux où je dois rester seul, pouvant apporter à la fois de l'affection et de l'amour mais tout en respectant l'indépendance de mes maîtres. Cela ne doit pas pousser Alex et Richard à ne pas intervenir dans mon éducation.

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vendredi 9 juin 2006

EDUCATION ET AGRESSIVITE

Au cours de mon développement, ma mère m'apprend les "auto-contrôles", c'est-à-dire ma capacité à réguler et à coordonner mes mouvements, l'action de mes dents et de mes griffes.

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jeudi 8 juin 2006

ORGANISATION DU TERRITOIRE

Si je ne suis pas obligatoirement sociable, je suis en revanche toujours un animal territorial. Mon équilibre émotionnel va donc dépendre de la structure harmonieuse de mon territoire et mon organisation est très particulière et assez éloignée des notions humaines ou canines du territoire. Je vais partager mon territoire en plusieurs lieux auxquels sont affectées des fonctions différentes.

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mercredi 7 juin 2006

MALPROPRETE ET MARQUAGE

Je suis propre très tôt et il n'est pas rare de pouvoir s'émerveiller devant moi à trois semaines faisant des efforts considérables pour arriver à grimper dans la litière pour pouvoir y faire mes besoins.

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mardi 6 juin 2006

JEU ET CHASSE

Sans doute plus naturellement prédateur que le chien, j'ai besoin de jouer en mimant la chasse et la prédation. Le chiot privilégiera les jeux sociaux alors que moi je vais passer des heures à poursuivre des proies de papier ou de peluche.

Il est très important de partager des jeux avec moi pour s'assurer de qualité de mon contrôle. C'est en jouant avec mes maîtres que j'apprendrai à contrôler ma morsure et mes griffes et à respecter certaines parties du corps.

Mais il est aussi nécessaire de me fournir de nombreuses occasions de jouer au chasseur.

Les boules de papier d'aluminium qui captent la lumière, tous les mobiles accrochés à une ficelle qui s'agitent au moindre courant d'air sont des enrichissements du milieu qui sont indispensables à mon développement harmonieux.

L'absence de stimulation, la privation de proie imaginaires peut m'amener à présenter des agressions sur les seules parties mobiles de son environnement qui seront alors les pieds et les mains des mes maîtres. En présence de ce problème, surtout si je vit dans un milieu favorable, n'hésitez pas à en parler à mon vétérinaire.

Je suis un animal passionnant au comportement à la fois familier et sauvage. C'est un bonheur quotidien de partager sa maison avec moi. Les nouvelles connaissances des modes de communication que j'utilise très souvent (phéromones) me permettent d'être mieux compris et d'avoir un habitat qui me convient. La qualité du lien affectif que l'on peut tisser avec moi est une source d'apaisement et de bien-être. Le spectacle des jeux, des mimiques des postures vous fera passer des moments inoubliables. Et si malgré tout ça, je présente des comportements curieux ou désagréables, il ne faut surtout pas attendre que la situation soit critique avant d'en parler à mon vétérinaire.